Page La société ; Programme 2005

 

Le Programme

 

Résumés des communications de l’année 2005

 

Mercredi 19 janvier

Services culturels et patrimoniaux des Deux-Sèvres

« Rapports »

 

Comme chaque année, les responsables des Services du Patrimoine du Conseil Général, de la Direction Régionale des Affaires Culturelles, des Archives Départementales et de la Bibliothèques de la CAN, exposent la situation actuelle de leurs services et présentent les orientations pour le court terme et le moyen terme.

L’exposé du responsable des Bâtiments de France aura lieu lors de la réunion du mois de février.

 

 

Mercredi 20 avril

Claude Boisard

« Histoire de la publicité par la chromolithographie à partir de quelques exemples niortais »

 

« La chromolithographie est l'art de reproduire pour l'impression à plat des dessins tracés avec une encre ou un crayon gras sur une pierre calcaire préparée à cet effet. Elle a été inventée par un munichois, à Prague, nommé Aloys SENEFELDER, en 1799. Le premier atelier s'ouvre à Paris en 1816 et c'est en 1837 qu'ENGELMANN invente le cadre de repérage, permettant de proposer des copies de tableaux en couleurs. Une belle image nécessite 12 passages successifs donc la préparation de 12 pierres différentes et la présence de nombreux ouvriers cadreurs (en 1830, 450 ouvriers pour 20 ateliers de lithographie à Paris). À partir de 1870, la liberté de la presse retrouvée et l'invention de presses semi-automatiques pour remplacer les presses à bras, facilitent la production de quantité d'images et ceci jusqu'à la guerre de 14. Très vite, des peintres comme Daumier, Géricault, Delacroix, Monet s'intéressent à ce nouveau procédé qui sert aussi beaucoup pour fabriquer des images religieuses (baptêmes, communions), des menus, des affiches et des objets cartonnés comme les " range-courrier ", mais deux types de production vont s'imposer : les grands chromos vernissés à l'alcool, encadrés et figurant dans tous les salons comme peintures de substitution et les images publicitaires dont la vogue a été initiée par Boucicaut, à Paris, le créateur du Bon Marché, et qui étaient distribuées aux enfants après chaque passage de leur mère dans le magasin. Ces petits chromos étaient souvent soigneusement collés dans des albums de collection. Le succès sera tel que toutes les grandes maisons de l'époque vont suivre cette stratégie commerciale : biscuits LU, chocolat Poulain, extrait de viande Liebig…imitées par les petits magasins des villes. A Niort, les commerçants utiliseront eux aussi ces vecteurs publicitaires : les corsets Faraud, maison fondée en 1860, la pharmacie Queuille, créateur du " vin de Gloria ", la Maison de Paris dont une image qui porte la mention " n'est pas juif " fait directement référence è l'affaire Dreyfus et au boycott souhaité de certaines boutiques. »

 

 

Mercredi 14 décembre

Alain Fauveau

« Le dernier combat de la grande guerre 1914-1918 - 10 et 11 novembre 1918. »

 

« Alors que les pourparlers d’armistice se déroulaient à Rethondes entre le Maréchal Foch et les plénipotentiaires allemands, la 163ème division commandée par le général Boichut reçut l’ordre de franchir la Meuse "coûte que coûte" le soir du 9 novembre 1918.

 

Cette ultime offensive menée dans la précipitation et l’improvisation, destinée à obtenir la capitulation de l’armée allemande, s’acheva le 11 novembre 1918 à 11 heures du matin.

Comment s’est déroulée cette opération de Vrigne-Meuse qui coûta la vie à une centaine de soldats français supplémentaires

?

L’opération était-elle justifiée? Pourquoi, cette opération est-elle restée confidentielle pendant 20 ans, et méconnue jusqu’à ce jour ? »