A quoi ressemblaient nos ancêtres
?
De drôles de personnages ont peuplé la Terre
avant l'Homo sapiens sapiens... |
| L'évolution de l'Homme |
L'arbre généalogique du genre humain reste
encore bien mal connu.
Au cours des temps, de nombreuses espèces se sont
succédées dont les liens de parenté
sont difficiles à établir.
Pourtant, au fil des découvertes, se dessine peu
à peu une histoire qui commence il y a plus de 70
millions d'années.
A cette époque vivent les plus anciens mammifères
connus, contemporains des derniers grands dinosaures. L'un
d'entre eux, le Purgatorius, guère plus gros qu'un
rat, est à l'origine d'une grande lignée aboutissant
à l'Homme.
L'origine de l'Homme commence avec celle de la famille des
Singes (="pithécus" en langage scientifique)
qui va s'épanouir et se diversifier pendant des dizaines
de millions d'années jusqu'à nos jours. Certains
de ces Singes montrent au cours de leur évolution,
des caractères anatomiques d'abord discrets, puis
de plus en plus évidents, qui les rapprochent de
l'Homme.
|
 |
| Le Proconsul |
Il y a 23 millions d'années, apparaît le
Proconsul. Les scientifiques considèrent ce Primate
de la taille d'un chimpanzé, comme le plus lointain
ancêtre des hominoïdes. Il vécu en Afrique
de l'Est jusque vers 17 millions d'années.
Ses caractéristiques physiques et sa taille se
rapprochent de celles d'un grand singe actuel. Il avait
une capacité crânienne d'environ 150 cm3.
Associé à un milieu forestier ou à
une savane boisée, le Proconsul se nourrissait
essentiellement de fruits.
|
 |
| L'Australopithèque |
La grande famille des Australopithèques (singe
du Sud) s'épanouit en Afrique de l'Est, il y a
environ 6 millions d'années, jusque vers 1 million
d'années. Appartenant à la famille des Hominidés,
ou pré-Hommes, les Australopithèques se
sont différenciés en plusieurs espèces
(afarensis, africanus, robustus) dont une est probablement
à l'origine du genre humain. Ces hominidés
sont les premiers à se redresser et à marcher
sur leurs deux jambes.
Les Australopithèques afarensis, plus graciles,
sont des Hominidés de petite taille (1,10 m - 1,30 m), dont la capacité crânienne était
comprise entre 400 et 550 cm3. La face était large
et massive, et se projetait en avant. Les membres supérieurs
étaient robustes et légèrement plus
longs que les nôtres.
En 1974, dans l'Afar éthiopien ont été
mis au jour les restes presque complets d'un Australopithèque
baptisé Lucy. Cette femme, qui vivait il y a 3,5
millions d'années, ne pesait guère plus
de 30 kg et ne dépassait pas 1,25 m.
Ils vivaient en petits groupes dans des contrées
sèches et semi-désertiques. Leur régime
alimentaire était essentiellement omnivore.
Vers - 2,5 millions d'années
ils étaient peut-être 400 000 à peupler
l'Afrique.
|
 |
| L'Homo habilis |
L'apparition de l'Homo habilis ("Homme capable"
en latin) se situe entre 4 et 2,2 millions d'années.
Les restes les plus nombreux ont été découverts
en Afrique du Sud et de l'Est. C'est véritablement
le premier représentant du genre humain.
L'Homo habilis continue l'évolution. Sa dentition
s'adapte à une alimentation devenue omnivore. Les
premiers outils sont taillés et des campements
sont aménagés.
L'Homo habilis était plus grand que les australopithèques,
environ 1,40 m. Sa morphologie est différente;
le crâne est haut, le front marqué, et la
face plus plane. La capacité crânienne s'accroît,
se situant entre 650 et 800 cm3. |
 |
| L'Homo erectus |
Il y a 1,5 millions d'années, Homo habilis cède
la place à Homo erectus ("Homme redressé")
qui colonise progressivement l'Afrique, l'Europe et l'Asie
où on le retrouve à Java (Pithécanthrope)
et en Chine (Sinanthrope).
Sa stature est plus haute,
entre 1,60 et 1,70 m, et sa capacité crânienne
se situe entre 775 et 1300 cm3. Son crâne est allongé
et aplati, le front fuyant, la mâchoire est massive
dépourvue de menton. Au dessus des yeux, les bourrelets
sus-orbitaires sont bien marqués.
Outre ses "talents de voyageur", l'Homo erectus
perfectionne son outillage, il travaille le silex avec
adresse et obtient des outils taillés sur les deux
faces. Il est également à l'origine de la
domestication du feu.
Homo erectus vivait en petits groupes dans des abris ou
des cabanes qu'il aménageait et pratiquait la chasse.
Vers - 400 000 ans, la population est estimée à
1,5 million d'individus.
|
 |
| L'Homo sapiens néandertalensis |
La lente évolution de l'Homo erectus est à
l'origine des Homo sapiens. Assez rapidement en Eurasie,
au sein de cette nouvelle espèce s'individualise
un homme plus massif et plus robuste : l'Homme de Néandertal
(Homo sapiens néandertalensis).
Ce nouveau venu
dans la lignée humaine se développe en Europe
occidentale peut-être dès -300 000 ans et
s'affirme vers - 100 000 ans. Vers - 32 000 ans il laisse définitivement la place à
l'Homo sapiens sapiens.
Sa taille est d'environ 1,60 et 1,70 m. Le crâne
est grand et a un volume cérébral qui dépasse
parfois celui de l'Homme moderne; de 1300 à 1700
cm3. En Europe, les caractéristiques physiques
de l'Homme de Néandertal sont très typiques:
le squelette est trapu, le crâne est plus allongé
et massif que le nôtre, la face est large surmontée
par des bourrelets sus-orbitaires très prononcés.
L'Homme de Néandertal est le premier à enterrer
ses morts. Les corps étaient déposés
dans des fosses, accompagnés d'offrandes ; le plus
ancien témoignage des préoccupations de
l'Homme face à la mort.
|
 |
| L'Homo sapiens sapiens |
L'homme moderne, Homo sapiens sapiens ("Homme sage"),
connu au Proche Orient vers -100 000 ans, fait son apparition
en Europe il y a environ 40 000 ans.
Ses caractéristiques
physiques sont très semblables aux nôtres.
Elles montrent la même diversité qu'aujourd'hui.
La taille est élevée, entre 1,60 à
1,70 m, le crâne est plus fin et présente
un front droit, une face plate sans bourrelets au-dessus
des orbites, ainsi qu'un menton bien marqué. La
capacité crânienne se situe entre 1400 et
1700 cm3.
Il est le premier à développer une expression
graphique (qui aboutira aux chefs d’œuvre de
l'art préhistorique, comme les peintures de la
grotte de Lascaux) et à manifester son goût
pour la parure (dents, coquillages percés). Ses
outils, en silex, os ou bois de renne, montrent qu'il
était un redoutable chasseur.
Au Paléolithique supérieur, entre - 35 000
et - 9 000 ans av. J.-C. , la planète compte entre
5 et 10 millions d'individus.
|
 |
| L'évolution du climat |
Au cours de la préhistoire le climat a connu de
grandes variations avec des Altern1ances de phases froides,
les glaciations, et de phases tempérées
dites interglaciaires.
Au plus fort de ces périodes
froides, on estime qu'en raison des énormes masses
d'eau retenues aux pôles par les glaces, le niveau
de la mer se trouvait à 120 m au dessous du niveau
actuel.
Le rivage devait se situer à une cinquantaine
de km en avant des côtes actuelles.
Le passage entre l'Angleterre et la France se faisait à pieds .
|
Formation géologique :. |
 |
.: Chronologie de la préhistoire
 |
|
|
|