Le cadastre de 1819 montre une série de parcelles
rectangulaires, à l'emplacement des tumulus, au
lieu dit "les Chirons".
Deux des tertres, vraisemblablement le A et le C
sont indiqués s'étendant sur plusieurs parcelles.
Au début du siècle dernier, le caractère
funéraire des chirons, en patois "tas de pierres"
n'est pas encore identifié.
Les zones périphériques étaient cultivées,
elles le seront d'ailleurs jusqu'au début de ce
siècle.
A partir de 1840, Charles Arnault s'intéresse
à ces monuments et entreprend des fouilles, au
nom de la Société de Statistique, Sciences,
Lettres et Arts du département des Deux-Sèvres.
Il est aidé par Mr. Baugier et par le Dr. Sauzé
de La Mothe Saint-Héray.
Le 2 avril 1840, le dolmen du tumulus
A est découvert. Intact, il fournit une grande
quantité de matériel et sa description nous
apporte de précieux renseignements.
La même
année, des sondages réalisés dans
le tumulus E révèlent l'existence d'une
enceinte formée de pierres et permettent la découverte
d'ossements humains ainsi qu'un peu de matériel
archéologique (céramique, outils en silex,
parures...).
Une tranchée sera également
pratiquée dans le tumulus F, elle mettra en évidence
la dalle de couverture effondrée mais ne fournira
que quelques objets (ossements, poteries).
En 1845, après une tentative infructueuse
menée par des membres de la Société
des Antiquaires de l'Ouest, le Dr Sauzé reprend
les recherches et découvre les parements du tumulus
C ainsi que la chambre funéraire.
Les autres structures ne seront pas identifiées.
En 1873, le Conseil général
des Deux-Sèvres décide d'acheter les parcelles
contenant le tumulus A, puis les terrains formant l'actuelle
superficie de 2 ha, seront définitivement
réunis en 1878, par l'achat des dernières
parcelles, négociées par le Dr Sauzé.
En 1888, sur une proposition du Préfet
du département la nomination d'un gardien en vue
"de protéger contre les dépravations
la propriété départementale dite
Tumulus de Bougon" est décidée.
De 1895 aux fouilles de 1968, les tumulus
ne feront l'objet d'aucune recherche, même si l'intérêt
porté depuis 1955, à ces monuments semblait
connaître un renouveau.
De nouvelles fouilles seront entreprises à
partir de 1968 par Claude Burnez, puis, de 1972
à 1987, sous la direction de J-P. Mohen.
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