Exposition
« Archéopub, la survie de l'Antiquité dans les objets publicitaires »
D'avril 2010 au 2 janvier 2011
UN REGARD DÉCALÉ SUR LE PASSÉ
Mais que font des objets aussi hétéroclites qu'une boîte de fromage de chèvre, un porte-clef du bonhomme « Antar » ou encore des dinosaures en plastique, un savon « Cléopatra » ou un paquet de « Celtiques » dans les vitrines d’un musée archéologique ? Quel peut bien être le dénominateur commun à la présence insolite de tous ces objets dans un musée ? Mais sans doute l'avez-vous deviné ? Chacun illustre en effet, à sa manière, l'emploi de la Préhistoire ou l'histoire antique dans le domaine contemporain de la publicité commerciale. Encarts publicitaires, affiches, papier d'oranges ou cadeaux promotionnels, ils véhiculent tous des images directement puisées dans notre héritage culturel commun, qu'il soit gréco-romain, égyptien ou gaulois.Si le terme chronologique de l'exposition s'arrête aux environs des 9 et 10ème siècle, il n'en est pas de même de l'inspiration foisonnante des publicistes.
Au-delà du sourire et de l'amusement, cette exposition répond aussi à des objectifs plus "sérieux" qui sont entre autres :
- de faire prendre conscience de façon très concrète de l'impact considérable de l'héritage antique dans notre univers contemporain
- d'analyser la perception que nous avons aujourd'hui de la Préhistoire et de l'Antiquité, à travers un certain nombre de thèmes exploités par la publicité commerciale
- d'insister sur la nécessaire transmission des savoirs pour continuer à assurer la compréhension de l'héritage de l'Antiquité à travers l'enseignement fondamental de l'Histoire, mais aussi des langues anciennes que sont le grec et le latin.
Cette réflexion sur les images de notre quotidien n'est pas tout à fait nouvelle dans le monde des musées. En 1975 déjà, l'Antikenmuseum de Bâle exposait un travail réalisé par l'Ecole des Arts Décoratifs de cette ville sur le thème : Das triviale Nachleben der Antike. Trois ans auparavant, le Ready Museum de Bruxelles, en pionnier, avait mené une réflexion parallèle, centrée sur "La Vénus de Milo ou les dangers de la célébrité". Le prestigieux Musée du Louvre a exploré, lui aussi, de somptueuse façon la fascinante histoire de l'égyptomanie, à travers ses diverses manifestations architecturales et artistiques avec l'exposition "Egyptomania" présentée en 1994.
Le Musée Archéologique de Strasbourg avait, quant à lui, exploré une première fois cette voie originale dès 1994 par la présentation d'une première version d' « Archéopub ». L'actuelle exposition reprend ce thème, mais dans une présentation nouvelle très largement amplifiée : plus du double des objets présentés en 1994 s'offre aujourd'hui à la curiosité du public, à travers plus de 300 pièces présentées dans la salle d'expositions temporaires.
Exposition conçue par le Musée Archéologique de Strasbourg, mise en scène par le Musée des tumulus de Bougon
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