REMUNERATIONS ET INDEMNITES
I. La rémunération
1) le salaire
les salaires forfaitaires augmentent en fonction de l’évolution
du SMIC HORAIRE. Un salaire forfaitaire mensuel correspond
au temps plein continu et un salaire par jour correspond à l’accueil
intermittent.
Les assistants(es) maternels(les) sont rémunérés(es)
selon le tarif en vigueur dans leur département de résidence.
2) Les majorations de salaire
Elles sont attribuées en fonction des contraintes liées au
handicap ou à situation particulière d’un enfant.
La procédure d’attribution est la suivante :
- Envoi par le bureau accueil familial de l’imprimé de majoration à la
circonscription
- Le travailleur social, la psychologue, le médecin, référents
de l’enfant, complètent le document et l’adressent au
bureau accueil familial qui arrête au vu des éléments
fournis par les référents, les majorations à l’aide
des documents approuvés par le conseil général.
Les majorations cessent d’être versées lorsque les conditions
qui ont prévalu à leur octroi cessent.
- Elles sont révisées une fois pas an.
3) Les indemnités
le montant des indemnités est fixé tous les ans par l’assemblée
délibérante du conseil général.
a) Attente
Elle est versée quand aucun enfant n’est confié pendant une période de 3 mois maximum.
b) De disponibilité
Elle est versée en compensation de leur disponibilité aux
assistants(es) maternels(les) qui s’engagent à accueillir des
enfants dans le cadre d’accueil d’urgence et de courte durée.
Le versement de l’indemnité s’arrête lorsque l’accueil
se réalise. l’assistant(e) maternel(le) est alors rémunéré(e)
en fonction du type d’accueil.
c) L’entretien
Cette indemnité est versée pour couvrir les dépenses
de nourriture, d’entretien du linge, coiffeur, frais généraux
( eau, gaz, électricité), frais divers…
Le montant est fixé par délibération du conseil général.
La demi-pension des enfants scolarisés en Institut Médico-Educatif
et à Goise fait l’objet d’une retenue égale au
minimum garanti. Les retenues sur l’entretien des demi-pensions réglées
directement par le service de l’Aide Sociale à l’Enfance,
sont limitées à ce plafond journalier (minimum garanti). Les
repas pris par l’enfant en centre de loisirs ou colonie sont eux aussi
déduits de l’indemnité d’entretien.
4) Les jours fériés
Si l’un des jours d’accueil prévu dans son contrat d’accueil
est le 1er mai, l’assistant(e) maternel(le) a droit en plus de son
salaire à une indemnité égale à celui-ci si l’enfant
est présent.
Les autres jours fériés correspondant à des jours d’accueil
sont rémunérés normalement. Ils ne donnent pas lieu à majoration.
II. autres indemnités et remboursements
1) Adoption
Une indemnité est versée aux assistants(es) maternels(les)
adoptant l’enfant confié. Elle est égale à l’indemnité d’entretien
de base et sera versée jusqu’au jugement d’adoption. Elle
sera attribuée aux demandeurs non imposés sur le revenu, au
vu du dernier avis d’imposition et avant imputation des réductions
d’impôts.
2) Le remboursement des frais de transport
Les assistants(es) maternels(les) doivent assurer le transport des enfants
confiés. Seuls les transports effectués dans l’intérêt
exclusif de l’enfant font l’objet d’un remboursement (
scolarité, suivi médical et assimilé, rencontres avec
les parents). Ils sont remboursés sur présentation d’états
justificatifs mensuels, des kilomètres parcourus au-delà des
limites de l’agglomération de son domicile. Un ordre de mission
permanent pour un an (à renouveler tous les ans) doit être fait
pour les déplacements au sein du département.
Un ordre de mission doit être fait pour les déplacements hors
département quand le déplacement est dans l’intérêt
exclusif de l’enfant.
La base de remboursement est le taux correspondant à la puissance
fiscale du véhicule tel qu’arrêté par décret,
pour la fonction publique.
Les assistants(es) maternels(les) pour lesquels(les) les déplacements
s’effectuent à l’intérieur de leur résidence
administrative et résidence familiale bénéficient du
1er taux d’entretien et non de l’indemnité forfaitaire.
3) Le remboursement des frais médicaux et pharmaceutiques
Au titre de la prise en charge par le département de la part excédant
la Couverture Maladie Universelle pour les lunettes des mineurs, l’assistante
familiale informera le praticien des démarches à effectuer
auprès du conseil général.
Le surcoût des verres sera pris en charge intégralement par
le département. La monture ne sera remboursée qu’à hauteur
d’un montant fixé tous les ans par délibération
du conseil général.
4) Autres remboursements
Les remboursements aux assistant(e)s maternel(le)s des sommes avancées
par eux (elles) pour des actes (achats de matériel de puériculture,
de loisir, centre aéré, jeux, vélo…) qui auront
reçu l’accord préalable du Conseil général
sont conditionnés à la production de l’original de la
facture acquittée par l’organisme ayant établi ladite
facture.
LES CONGES
I. Les congés payés
1) Définition :
Période pendant laquelle l’assistant(e) maternel(le) n’accueille
aucun enfant. La durée d’un congé est de 24 heures à compter
du départ de l’enfant. Les jours d’absence doivent être
comptés par 24 heures. Il faut donc veiller aux heures de départ
et de retour des enfants.
2) Acquisition du droit :
Une année complète de service accompli du 1er janvier au 31
décembre, ouvre droit à un congé annuel d’une
durée égale à 5 fois leurs obligations hebdomadaires
de service.
ex : un(e) assistant(e) maternel(le) qui accueille un enfant 7 jours par
semaine du 1er janvier au 31 décembre a droit à 35 jours de
congés payés. Il convient de raisonner en nombre de jours normalement
travaillés.
Un jour de congé supplémentaire est attribué à l’assistant(e)
maternel(le) dont le nombre de jours de congés pris en dehors de la
période du 1er mai au 31 octobre est de 5,6,7 jours ; il est attribué un
2ème jour de congé supplémentaire lorsque ce nombre
est au moins égal à 8 jours.
Les assistants(es) maternels(les) qui n’exercent pas leurs fonctions
pendant la totalité de la période de référence
ont droit à un congé annuel dont la durée est calculée
au prorata de la durée des services accomplis.
3) Modalité de prise de congés :
Ils sont soumis à l’accord préalable du bureau de l’accueil
familial. En effet, l’assistant(e) maternel(le) ne peut se séparer
des enfants confiés sans l’accord du service, ceci afin d’assurer
un certain équilibre de vie à l’enfant.
L’assistant(e) maternel(le) remplit une feuille de congés ou
de week-end et l’adresse au référent de l’enfant.
Celui-ci, en concertation avec l’assistante familiale, recherche une
solution d’accueil : visite ou vacances chez les parents, séjour
de loisirs,… ou assistant(e) maternel(le) en relais.
Il convient de faire figurer sur la feuille tous les enfants confiés
par l’ASE y compris les jeunes majeurs.
La demande, complétée par les propositions d’accueil
est ensuite adressée ( soit par le référent, soit par
l’assistant(e) maternel(le)) au Service Enfance Famille – Bureau
de l’accueil familial, seul compétent pour pouvoir accorder
ou refuser les congés.
Les demandes doivent impérativement être déposées
3 mois à l’avance pour les absences de congés annuels.
Les "relais" régulièrement institués chez
la même assistant(e) maternel(le) sont établis par planning
annuel ou semestriel.
Dès que la décision est prise, la notification est adressée par écrit :
- A l’assistant(e) maternel(le)
- Au(x) référent(s)
- Au bureau rémunération
- Au responsable de secteur pour chaque enfant concerné
4) Paiement de l‘indemnité compensatrice
Le service peut exiger que le ou les enfants restent confiés à l’assistant(e)
maternel(le) pendant ses "congés". L’assistant(e)
maternel(le) ne peut dans ses conditions bénéficier de congés.
Dans ce cas, à la rémunération s’ajoute l’indemnité représentative
de congés payés. Elle est versée annuellement et se
calcule de la manière suivante :
Le 10 ème du total formé par :
- La rémunération reçue, c’est à dire le
salaire auquel s’ajoutent, l’indemnité d’attente
et la majoration de salaire. ( l’indemnité de disponibilité ne
rentre pas dans le calcul)
- L’indemnité de congé payé de l’année
précédente
Les jours de congés non pris font l’objet du paiement d’une
indemnité compensatrice.
Lorsque le contrat de travail est résilié avant que l’assistant(e)
maternel(le) ait pu bénéficier de la totalité du congé auquel
elle avait droit, elle reçoit une indemnité compensatrice pour
la fraction de congé non pris. Cette indemnité n’est
pas due si la rupture du contrat de travail est liée à une
faute lourde.
5) Les week-end
Définition :Période pendant laquelle l’assistant(e)
maternel(le) n’accueille aucun enfant. La durée d’un congé est
de 24 heures à compter du départ de l’enfant. Les jours
d’absence doivent être comptés par 24 heures. Il faut
donc veiller aux heures de départ et de retour des enfants.
Un week-end correspond à 2 fois 24 heures d’absences consécutives.
Le week-end peut commencer le vendredi soir et se terminer le dimanche soir
ou commencer le samedi matin et se terminer le lundi matin.
Le week-end peut se cumuler avec des jours de congés annuels.
Droit : à un week-end tous les 2 mois ( un week-end pour janvier et
février, un week-end pour mars et avril, etc…)
Il doit être posé un mois à l’avance. La procédure
est la même que pour les congés annuels.
II. Les autres congés
1) Congés pour événements familiaux
(voir guide des congés des agents du conseil général)
Ils sont facultatifs et doivent être justifiés par toutes pièces
utiles. Ils sont délivrés sous réserve des nécessités
de service soit 3 jours à l’avance soit régularisés
dans les 48 heures après l’absence.
Les assistants(es) maternels(les) bénéficieront des mêmes
dispositions que les agents non titulaires de la collectivité sous
réserve de l’intérêt de l’enfant.
2) Congé maladie
En cas d’arrêt maladie, l’assistant(e) maternel(le)
doit prévenir sans délai téléphoniquement
de son arrêt
et adresser sous pli confidentiel le 3ème volet ( faire attention à sa
lisibilité) dans les 48 heures. Elle doit également envoyer
les deux premiers volets de l’arrêt maladie à la Section
locale interministérielle (SLI).
Afin d’assurer la confidentialité de ces documents, l’assistant(e)
maternel(le) sur le volet adressé à l’employeur pourra
masquer le motif médical par collage, pliage, ou agrafage.
Toute absence, non justifiée, dans ce délai (sauf urgence médicale
ne permettant pas à l’agent de prévenir à temps)
peut faire l’objet d’une retenue sur salaire pour service non
fait.
Les enfants seront confiés à un(e) autre assistant(e) maternel(le)
pendant toute la durée du congé.
La collectivité pratiquant la subrogation, l’assistant(e) maternel(le)
aura droit au maintien du salaire et ce pendant 3 mois. L’assistant(e)
maternel(le) doit impérativement adresser au service de l’accueil
familial le document de la sécurité sociale concernant les indemnités
journalières dans lequel elle autorise la collectivité à percevoir
les indemnités journalières sinon une retenue sur salaire sera
effectuée.
Au-delà de 3 mois d’arrêt, l’assistant(e) maternel(le)
percevra les indemnités journalières de la sécurité sociale.
La caisse dont relève l’assistant(e) maternel(le) reconnaît
l’origine professionnelle de la maladie après avis motivé d’un
comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles.
L’ assistant(e) maternel(le) doit la déclarer à la caisse
dans un délai de quinze jours à compter de la cessation du
travail.
3) Congé pour accident du travail
Il s’agit des accidents survenus au domicile de l’assistant(e)
maternel(le) ou lors du déplacement avec l’enfant ou pour son
compte et des déplacements pour formation professionnelle.
L’accident doit avoir un lien direct avec l’accueil ou l’entretien
de l’enfant.
La définition de l’accident du travail survenu au domicile de
l’assistant(e) maternel(le) est assez restrictive. Un lien direct avec
l’activité d’accueil et d’entretien de l’enfant
est exigé. Ainsi, du fait de la présence des enfants au domicile
de l’agent, tout accident survenu n’est pas pour autant un accident
du travail. Le lien direct doit résulter des circonstances de l’accident
telles que relatées dans la déclaration d’accident du
travail. L’assistant(e) maternel(le) est considéré(e)
comme aux temps et lieu de travail tant qu’il (elle) exerce leur mission
et tant qu’il (elle) n’a pas recouvré leur indépendance
en se livrant à une activité indépendante de l’emploi.
Pour un accident au domicile, il n’y a pas lieu de rechercher de témoins
oculaires.
Les accidents du travail survenus lors des déplacements incluent
:
Ceux survenus pendant les trajets d’aller et retour entre le domicile
de l’agent et les établissements où les enfants sont
scolarisés, soignés, ou pris en charge dans le cadre d’activités éducatives
et récréatives ;
Ceux survenus pendant les trajets d’aller et retour entre le domicile
de l(assistant(e) maternel(le) et les centres où il (elle) reçoit
une formation ou participe à une réunion de service.
Les accidents survenus pendant ces trajets sont de plein droit des accidents
du travail. Lorsque l’accident survient à l’occasion d’un
déplacement, des témoins oculaires sont à rechercher.
L’assistant(e) maternel(le) doit informer le bureau de l’accueil
familial sans délais et au plus tard dans les 24 heures.
L’employeur déclare l’accident dans les 48 heures à la
section locale d’assurance maladie. Il remet à la victime une
feuille d’accident du travail, pour que celle-ci puisse bénéficier
des soins et fournitures sanitaires.
4) Congé de maternité et congé d’adoption
L’assistante familiale peut demander que l’enfant accueilli
soit momentanément confié à un(e) autre assistant(e)
maternel(le). Elle doit alors faire connaître au bureau de l’accueil
familial la date de départ souhaitée de l’enfant et la
durée du retrait avant la fin du 7ème mois de grossesse.
Dans le cas où l’assistante familiale garde l’enfant
confié pendant toute la durée de sa grossesse et après
son accouchement, elle est normalement rémunérée.
5) Congé parental
Ce congé, non rémunéré, est accordé de
droit, reconductible par période de 6 mois sous condition (ancienneté d’au
moins un an apprécié à la date de naissance ou d’arrivée
de l’enfant).
Il prend fin au plus tard au troisième anniversaire de l’enfant
ou à l’expiration d’une période de trois ans à compter
de l’arrivée au foyer de l’enfant adopté, un an
seulement si l’enfant a entre trois et seize ans.
Le titulaire de ce congé peut demander d’écourter sa
durée en cas de nouvelle naissance ou pour motif grave.
6) congés pour la formation syndicale
L’ assistant(e) maternel(le) peut prétendre à un congé pour
formation syndicale d’une durée maximum de 12 jours ouvrables
par an. Ce congé, avec maintien de la rémunération,
est accordé seulement si les nécessités du service
le permettent.
La demande doit être faite par écrit et adressée au bureau
de l’accueil familial un mois à l’avance. Celui-ci la
transmet au service ressources humaines après avoir mis son avis.
Ce service adresse ensuite un courrier à l’assistant(e) maternel(le)
précisant l’accord ou le refus.
A défaut de réponse expresse au plus tard le quinzième
jour qui précède le début du stage, le congé est
réputé accordé.
7) congé pour la formation personnelle
l’assistant(e) maternel(le) a la possibilité de bénéficier
d’un congé spécifique afin de suivre des actions de formation
dispensées dans le but de maintenir ou de parfaire leur qualification
professionnelle et d’assurer leur adaptation à l’évolution
des techniques ou des structures administratives, ainsi qu’ à l’évolution
culturelle, économique et sociale.
Il est accordé sous réserve des nécessités du
service et à condition que l’assistant(e) maternel(le) compte
au moins 3 années de service effectif dans la fonction publique. La
demande doit être présentée 90 jours à l’avance.
Dans les 30 jours suivant la réception de la demande, le service accueil
familial fait connaître son accord ou son refus. Il doit être
motivé.
L’assistant(e) maternel(le) s’engage à rester au service
de la collectivité pendant une période dont la durée
est égale au triple de celle pendant laquelle il (elle) a reçu
les indemnités. En cas de rupture de cet engagement, elle est tenue
de rembourser le montant de ces indemnités à concurrence des
années de service non effectuées.
Sa durée ne peut excéder 3 mois s’il s’agit d’un
stage continu à temps plein ou 300 heures s’il s’agit
de stage constituant un cycle pédagogique comportant des enseignements
discontinus ou à temps partiel. Pendant ce congé, l’assistante
familiale perçoit une rémunération égale à 75%
du montant moyen des rémunérations soumis à retenue
pour cotisations de sécurité sociale. Ce montant moyen est
calculé par référence à la moyenne des rémunérations
perçues au cours des 12 derniers mois précédant le départ
en congé formation.
8) Décompte de l’ancienneté
les congés annuels, les congés pour raison de santé,
le congé pour formation syndicale, le congé pour formation
professionnelle, le congé parental (à raison de la moitié de
sa durée) comptent pour des périodes de travail effectif lorsqu’une
condition de durée de services est exigée pour obtenir un congé (ex
: congé parental, congé pour formation professionnelle ).
Cette ancienneté est calculée en tenant compte, au moment de
l’octroi du congé, des services accomplis auprès du conseil
général y compris les services accomplis avant une interruption
de fonction, mais sous réserve que la durée de l’interruption
n’ait pas été supérieure à trois mois si
elle a été volontaire ou supérieure à un an si
elle a été involontaire.
LES AUTRES DROITS
I. la formation continue
Une formation continue est organisée pour les assistants(es) maternels(les).
Elle est reconduite annuellement dans le cadre d’un plan de formation
après recensement des besoins.
Les agents concernés par la mission protection (à savoir tous
les métiers intervenant auprès de l’enfant) y participent également.
Elle est complétée par des groupes de parole organisée
sur chaque territoire. Il sera mis en place autant de groupes que nécessaire
par service d’action sociale territorialisée afin de prendre
en compte toutes les demandes.
Des groupes de parole pour les conjoints sont également organisés
au niveau des services d’action sociale territorialisée.
Les assistants(es) maternels(les) ainsi que leur conjoint ont accès
au plan de formation. Mais seul(e), l’assistant(e) maternel(le) participe
aux colloques et autres réunions proposées aux agents du conseil
général.
Le motif de refus concernant une demande de formation doit être notifié par écrit.
II. L’assistante sociale du personnel
l’ assistant(e) maternel(le) peut rencontrer l’assistante sociale
du personnel. Cette dernière est à la disposition des agents
qui rencontrent des difficultés induites par leur vie personnelle
et/ou professionnelle.
III. Le cumul d’emploi
L’ assistant(e) maternel(le) peut cumuler avec un 2ème emploi.
2 conditions sont posées à ce cumul :
- le 2ème emploi ne doit pas porter préjudice à l’emploi
d’assistante familiale
- L’assistant(e) maternel(le) doit impérativement en obtenir
l’autorisation préalable de l’employeur (bureau de l’accueil
familial).
La demande de cumul sera soumise pour avis consultatif à la commission
d’agrément et une réponse sera apportée, dans
un délai maximum d’un mois.
IV. L’examen de santé de la CPAM
tous les 5 ans, l’assistant(e) maternel(le) a la possibilité de
passer un examen de santé gratuit. Pour ce faire, chaque début
d’année une note lui est adressée, l’informant
de cette possibilité. L’assistant(e) maternel(le) doit s’inscrire
sur le tableau joint à cet effet. Il(elle) sera ensuite convoqué(e)
par le centre d’examen de santé.
V. La réduction du temps de travail
Une compensation financière est accordée aux assistants(es)
maternels(les) pour la mise en œuvre de l’ARTT. Cette indemnité correspond à 5.5%
du salaire de base et de la majoration de salaire pour sujétion. Elle
est versée tous les mois.
VI. Le compte épargne temps
Les assistants(es) maternels(les), bénéficient du compte épargne
temps comme les agents du conseil général.
Deux dérogations sont accordées, compte tenu de la spécificité de
leur métier :
- le congé qui ne peut être inférieur à 5 jours
peut être demander dès que 5 jours sont épargnés,
sans attendre le cumul de 40 jours.
- en cas de licenciement pour absence d’enfant, les jours de congés épargnés
seront soit payés par l’indemnité compensatrice de congés
payés soit pris avant la date de licenciement.
VII.
Les prestations sociales
Les assistants(es) maternels(les) bénéficieront des mêmes
dispositions énoncées dans le guide des prestations que les
agents non titulaires de la collectivité sous réserve de l’intérêt
de l’enfant.
VIII. Les possibilités d’aide et de remplacement
1) La garde
Le conseil général verse une indemnité dite de garde
aux assistants(es) maternels(les) appelés(es) à suivre la formation
professionnelle ou devant confier un des enfants pour accompagner un autre
enfant confié à un RDV, lorsqu’elles ont recours aux
services d’un(e) assistant(e) maternel(le) non permanent(e) pour l’accueil
de l’enfant confié pour le temps de l’absence, une prestation
est accordée sur justificatif, le maximum étant de 2,25 fois
le SMIC horaire plus charges patronales afférentes pour 8 heures de
garde.
2) Les relais
Des assistants(es) maternels(les) relais permettent à leurs collègues
de prendre des jours de congés, de week-end, maladie, formation.
Les congés et week-end doivent être
planifiés de manière à organiser les accueils chez les
assistants(es) maternels(les).
3) L’agrément conjoint
Si l’assistant(e) maternel(le) doit être en arrêt maladie,
l’agrément du conjoint peut être demandé auprès
de la PMI. Seuls les arrêts maladie connus à l’avance
permettent l’agrément du conjoint.
4) l’aide ménagère
l’assistant(e) maternel(le) peut bénéficier de l’intervention
d’une aide ménagère. Le bureau de l’accueil familial
doit donner son accord au préalable sur présentation d’un
rapport du référent motivant la demande.
LES OBLIGATIONS
Le Service Enfance famille exerce le rôle de décision d'information,
de liaison, d'animation et de concertation au niveau de l'assistant(e) maternel(le)
et de la famille de l'enfant.
I. Vis-à-vis de l'enfant accueilli mineur et majeur
Le Service :
- met tout en oeuvre pour permettre la continuité des liens avec les
parents et éventuellement d’autres membres de la famille, avec
pour objectif un retour de l'enfant auprès de ses parents dans les meilleures
conditions,
- organise les relations avec la famille, (un calendrier de visites et des
appels téléphoniques est transmis en temps et en heure à chacune
des parties).
- assure la surveillance de la santé de l'enfant (délivrance
du carnet de soins, prise en charge des soins spécialisés...),
- veille à la scolarité de l'enfant et à son orientation,
( le choix de l’établissement et l’orientation scolaire
ou professionnelle sont déterminés par le service de l’aide
sociale à l’enfance après concertation avec l’assistant(e)
maternel(le) et en accord avec les parents),
- effectue les démarches administratives usuelles,
- autorise la pratique du sport en collaboration avec les parents,
- assure l'enfant pour des dommages qu'il pourrait provoquer ou subir,
- verse diverses allocations destinées à l'enfant ( allocation
d'habillement, argent de poche, cadeaux de Noël, primes d'examen, rentrée
scolaire)
- assure un suivi de l’enfant par l’intervention de référents à domicile
(travailleur social, médecin, psychologue)
II. Vis-à-vis de l'assistant(e) maternel(le)
Le service met tout en œuvre pour l’accompagner dans l’exercice
de sa mission, en lui communiquant notamment tous les documents et informations
nécessaires à l’exercice de cette mission, notamment
en ayant accès aux outils informatiques( INTRANET, INTERNET) dans
les centres médico-sociaux ou les centres de secteur déconcentrés.
- assure soutien et conseils psycho-éducatifs, notamment par des
visites à domicile régulières de travailleurs sociaux;
le psychologue du service contribue également à ce soutien.
- permet à l’assistant(e) maternel(le) , en ne la sollicitant
pas, de prendre pendant ses congés, repos, arrêt maladie…
- assure la garantie de responsabilité civile de l'assistante familiale.
- assure dans l’année au titre de la formation continue des formations.
III. L’assurance
Le conseil général a souscrit une assurance pour la responsabilité civile
et l’individuel accident. L’assistant(e) maternel(le) est donc
couvert(e) pour les dommages que l’enfant peut causer ou être
victime.
L’assistant(e) maternel(le) est autorisé(e) à utiliser
son véhicule personnel pour tous les trajets liés à l’enfant
confié de même que son conjoint. Le véhicule doit être
dûment assuré par elle même et équipé de
tous les accessoires nécessaires à la sécurité et à la
réglementation.
Tout sinistre doit faire l’objet d’une déclaration écrite
en y notant :
Les circonstances du sinistre, la date, les dommages subis, le lieu. La déclaration
doit être datée et signée.
IV. L’assurance chômage
La collectivité adhère au régime d’assurance
chômage.
Les assistants(es) maternels(les) licenciés(es) peuvent donc bénéficier
des ASSEDIC.
V. La visite médicale
Le service se doit d’organiser la visite médicale,
obligatoire une fois par an.
VI. La formation initiale et continue
Le service a l’obligation de mettre en œuvre la formation initiale
dans le semestre suivant le recrutement.
Le conseil général organise des actions de formation dans le
cadre de la formation continue.
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