L’AGREMENT
Les candidats à l’agrément sont
invités à participer à une réunion
spécifique au cours de laquelle les différents
aspects de la profession sont présentés
ainsi que la procédure d’agrément
et de recrutement par l’aide sociale à l’enfance.
Des représentants des familles d’accueil
sont présents pour faire part de leur expérience
professionnelle et des conditions d’exercice de
cette profession.
Les critères d’agrément y sont clairement
explicités et communiqués aux candidats.
En cas de refus d’agrément, les motifs sont
notifiés et les modalités de recours expliquées.
Le rôle de la Commission Consultative Paritaire
Départementale est abordé. Elle est chargée
de donner son avis préalablement à la décision
du Président du Conseil général
qui envisage :
De retirer un agrément ; d’apporter une
restriction au contenu d’un agrément ; de
ne pas renouveler un agrément.
La commission est consultée chaque année
sur le bilan de fonctionnement de l’agrément
et sur le programme de formation des assistants(es) maternels(les).
LE RECRUTEMENT
I. L’obligation légale
La loi prévoit 7 conditions d’accès à l’emploi :
- posséder un agrément à titre permanent
délivré par la PMI
- être de nationalité française ou
ressortissant d’un état membre de la communauté européenne
- jouir de ses droits civiques
- être en position régulière par
rapport au code du service national
- être en situation régulière
- les mentions portées sur le bulletin n°2
de son casier judiciaire doivent être compatibles
avec l’exercice de l’activité
- être apte physiquement
II. La procédure de recrutement du bureau accueil familial
Démarches à effectuer par l’assistante familiale :
- Ecrire au service accueil familial pour solliciter son recrutement
- Participer à la réunion d’information
organisée par le service. Il est procédé à une
présentation de la collectivité, des missions
de l’assistant(e) maternel(le), des enfants accueillis,
des droits et obligations. Des représentants de
familles d’accueil interviennent pour faire part
de leur expérience professionnelle et des conditions
d’exercice de la profession.
- A l’issue de cette réunion, les candidats
doivent confirmer par écrit leur souhait de recrutement.
- Se présenter à l’investigation
psychologique par un(e) psychologue
- Participer au jury de recrutement. Il est composé d’un élu,
de la responsable du bureau accueil familial qui à la
délégation du Président en matière
de recrutement, du chef de service « enfance-famille » et
du référent technique aide sociale à l’enfance
- A l’issue du jury, un courrier est adressé aux
candidats pour les informer des conclusions du jury.
- Une décision favorable entraîne l’inscription
de l’assistant(e) maternel(le) sur liste d’aptitude
interne au service, dans l’attente d’un emploi
lié à l’accueil d’un mineur.
III. Le contrat de travail
L’emploi est effectif dès la mise
en relation (préparation de l’accueil)
enfant / assistant(e) maternel(le) et donne lieu à l’établissement
d’un contrat de travail et d’accueil. Cette
mise en relation doit s’effectuer dans les quinze
jours maximum.
Au moment du recrutement, le guide est remis afin de
préciser les actes pour lesquels l’assistant(e)
maternel(elle) doit avoir recours à des autorisations
délivrées par le bureau accueil familial.
L’assistant(e) maternel(le) n’est véritablement
recruté(e) que lorsqu’un premier enfant
lui est confié et le contrat de travail signé.
Le contrat de travail traite des relations entre l’ assistant(e)
maternel(le) et la collectivité sur le plan du
droit du travail.
Le contrat de travail peut être à durée
déterminée ou indéterminée.
Le contrat de travail fixe la date à laquelle
le recrutement prend effet, définit les conditions
d’emploi, et indique les droits et obligations
de l’intéressé.
Le contrat prévoit une période d’essai
de trois mois. Cette période ne peut être
allongée.
Le contrat de travail lie l’assistant(e) maternel(le)
et la collectivité (son conjoint n’est pas
concerné).
Toute modification est notifiée par avenant signé par
l’assistant(e) maternel(le) et son employeur.
IV. Le contrat d’accueil
Le contrat d’accueil est écrit. Il précise
les modalités du placement et doit clarifier les
relations entre l’assistant(e) maternel(le), son
employeur, l’enfant confié et les parents.
Il existe autant de contrats d’accueil qu’il
y a d’enfants accueillis.
Le contrat d’accueil définit l’objet
du placement compte tenu des besoins de l’enfant,
concrétise et clarifie le rôle des parties
en présence.
Le contrat d’accueil, notamment :
Détermine le caractère continu ou intermittent
de l’accueil permanent du mineur, présente
le rôle de la famille d’accueil et du service à l’égard
du mineur ; fixe les conditions de l’arrivée
de l’enfant dans la famille d’accueil et
de son départ, ainsi que du soutien éducatif
dont il bénéficiera ; indique les conditions
dans lesquelles le service peut être joint en cas
d’urgence.
Le contrat d’accueil doit préciser les conditions
d’exercice de l’autorité parentale.
Pour les actes usuels ou d’urgence,
l’assistant(e) maternel(le) agit seul(e), mais
pour les décisions importantes et même moins
importantes, quand il est facile de le faire, elle doit
demander au titulaire de l’autorité parentale
de décider ou d’agir.
Le contrat d’accueil doit également préciser
les conditions du droit de visite des parents.
Le contrat d’accueil est signé par l’assistant(e)
maternel(le) et son employeur.
Dans les 15 jours suivants l’arrivée de
l’enfant chez un(e) assistant(e) maternel(le),
le référent protection adresse au bureau
de l’accueil familial, la fiche technique permettant
de connaître les besoins de l’enfant.
Dès réception de la fiche technique, le
bureau de l’accueil familial remplit le contrat
d’accueil et l’adresse à l’ assistant(e)
maternel(le) pour sa signature.
Le contrat d’accueil doit être révisé dès
que les modalités d’accueil sont modifiées.
L’aide sociale à l’enfance doit s'assurer
que le contrat d’accueil a bien été porté à la
connaissance des membres de la famille d’accueil.
Le contrat d’accueil prend fin lorsque cesse le
placement de l’enfant auprès de l’assistant(e)
maternel(le). La fin du contrat d’accueil ne signifie
pas nécessairement rupture du contrat de travail.
Le contrat d’accueil, renseigné et signé par
les deux parties (assistant(e) maternel(le) et bureau
de l’accueil familial) document complémentaire
au contrat de travail, est un véritable outil
de travail pour l’assistant(e) maternel(le) et
l’équipe. L’assistant(e) maternel(le),
lors de cette signature, pourra apporter tout renseignement
concernant l’enfant.
V. Les différents types d’accueil à titre
permanent
Le mode d’accueil de l’enfant détermine
la rémunération de l’assistant(e)
maternel(le).
1) L’accueil continu
Durée supérieure à 15 jours consécutifs,
y compris les jours d’accueil en internat scolaire
ou établissement d’éducation spéciale
(la rémunération est mensuelle et non à la
journée)
2) L’accueil intermittent
Durée inférieure ou égale à 15
jours consécutifs (la rémunération
s’opère sur la base d’un forfait journalier)
3) L’accueil relais
L’assistant(e) maternel(le) relais assure l’accueil
des enfants de ses collègues lors des congés
et autorisation d’absence, de la formation, des
arrêts maladie, accident du travail, prise de week-end …
LA FIN DU CONTRAT DE TRAVAIL
I. Rupture du contrat de travail du fait de l’assistant(e) maternel(le) :
1) Démission
L’assistant(e) maternel(le) doit respecter un
préavis de :
15 jours pour une ancienneté comprise entre
3 et 6 mois
1 mois pour une ancienneté égale ou supérieure à 6
mois.
Le non-respect de ce préavis peut justifier,
au profit de la collectivité, le versement de
dommages et intérêts.
Pendant la période d’essai, l’assistant(e)
maternel(le) peut rompre le contrat de travail. Cette
rupture ne donne lieu à aucune formalité, à aucun
préavis, à aucune indemnité.
2) La retraite
L’assistant(e) maternel(le) peut faire valoir
son droit à la retraite à partir de 60
ans dès lors qu elle a cotisé pendant 40
ans. Elle doit informer la collectivité 3 mois à l’avance.
Il ou elle relève du régime général
de la sécurité sociale et de l’IRCANTEC
en régime complémentaire.
L’assistant(e) maternel(le) peut souhaiter vouloir
continuer à accueillir le ou les enfants confiés.
Lorsque l’employeur accepte dans l’intérêt
du ou des enfants cette demande, le contrat de travail
poursuit ses effets.
L’assistant(e) maternel(le) cumule retraite et
salaire. Il ou elle a droit à une indemnité de
licenciement.
II. Rupture du contrat de travail du fait de l’employeur
Le licenciement doit avoir une cause réelle et
sérieuse.
1) Le licenciement
Pendant la période d’essai, le service
peut licencier l’assistant(e) maternel(le). Cette
rupture ne donne lieu à aucune formalité, à aucun
préavis, à aucune indemnité.
a) Les causes de licenciement :
- L’insuffisance professionnelle
- Les motifs disciplinaires ( non-respect des consignes,
des dates de congés, absences répétées
non justifiées…)
- L’inaptitude physique définitive prononcée
par le médecin du travail
- La suppression d’emploi
- Le retrait d’agrément prononcé par
le Président du conseil général
après avis de la Commission Consultative Paritaire
Départementale
- L’absence d’enfant confié pendant
plus de 3 mois (dans ce cas, l’employeur est tenu
de procéder au licenciement après une période
d’attente de 3 mois quand il n’a pas été en
mesure de confier un enfant à l’assistant(e)
maternel(le)).
b) La procédure de licenciement :
- Convocation par courrier recommandé pour un
entretien préalable par le bureau de l’accueil
familial. L’assistant(e) maternel(le) peut se faire
accompagner par une personne de son choix. Lors de cet
entretien, le motif de licenciement est précisé et
l’assistant(e) maternel(le) apporte toute précision
qu’il (elle) estime nécessaire.
- Lettre recommandée avec accusé réception
dans laquelle le motif du licenciement est écrit.
La réception de la lettre fixe le point de départ
du préavis.
c) Effet du licenciement
Un jour franc doit s’écouler entre l’entretien
et l’envoi de la lettre recommandée. La
date de réception de cette lettre débute
la période de préavis :
- Avant 3 mois d’ancienneté : pas de préavis
- 3 à 6 mois : 15 jours
- 6 à 24 mois : 1 mois
- plus de 24 mois : 2 mois
Aucun préavis n’est dû en cas de
faute grave et de faute lourde, d’inaptitude physique
définitive à l’issue d’un congé maladie,
maternité, adoption de retrait d’agrément.
Pendant le préavis, l’assistant(e) maternel(le)
bénéficie de la même rémunération
que lorsqu’un enfant lui était confié.
d) Indemnité de licenciement
Elle est due dès lors que l’assistant(e)
maternel(le) a plus de 2 ans d’ancienneté au
sein de la collectivité.
Elle se calcule d’après la moyenne mensuelle
des sommes perçues par l’assistant(e) maternel(le)
au titre des 6 meilleurs mois consécutifs de salaire
versée. Son montant est au moins égal,
par année d’ancienneté, à deux
dixièmes de la moyenne de ces 6 meilleurs salaires
consécutifs.
L’indemnité de licenciement n’est
pas un salaire( pas de cotisations sociales). Elle est
non soumise à l’impôt sur le
revenu.
L’assistant(e) maternel(le) licencié(e)
percevra l’indemnité de congés payés
pour les jours de congés acquis non pris.
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